Alimentation BB : les recommandations de l'ANSES

Publié le par Lu Divine

Alimentation BB : les recommandations de l'ANSES

DE QUOI ON PARLE ?

L'ANSES est l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du Travail.

Cette agence a travaillé sur une "Etude de l'alimentation Totale Infantile" (EATi) dont les conclusions ont été publiées le 28 septembre dernier.

Des EAT avaient déjà été réalisées dans les années antérieures mais à l'échelle de la population française. Les enfants en bas âge représentant une catégorie particulièrement sensiblement aux substances toxiques, il a donc été lancé cette étude propre aux moins de 3 enfants en 2010.

Les différents sources de média / journaux...ont repris ces infos et la synthèse globale est la suivante:

Synthèse de l'étude sur l'alimentation des moins de 3 ans - Source : Anses

Synthèse de l'étude sur l'alimentation des moins de 3 ans - Source : Anses

Mais bon, on aimerait quand même en savoir plus.

Alors je suis allée rechercher les rapports de l'Anses pour comprendre un peu comment a été réalisée cette étude et quelles sont les recommandations un peu plus approfondies qui en résultent.

 

L'ETUDE

Elle a considéré 97% des aliments  que peuvent ingérer nos loulous de moins de 3 ans, des produits infantiles, aux légumes, en passant par la viande et le poisson. Le tout cuisiné et /ou préparé comme on a tendance à le faire chez nous.

Soit un total de 457 échantillons alimentaires correspondant à 5484 produits alimentaires.

Les échantillons ont ensuite été analysés par des laboratoires accrédités de manière à évaluer l'exposition de la population et les risques sanitaires.

Au total, 705 enfants ont participé à l'étude.

L'EATi en chiffres . Source : Anses

L'EATi en chiffres . Source : Anses

LES CONCLUSIONS DE L'ANSES

  • pour 90% des substances évaluées, le risque sanitaire associé à la présence potentielle de contaminants chimiques dans les aliments peut être écarté.
  • pour 9 substances, il est nécessaire d'avoir une vigilance particulière. Il s’agit de substances pour lesquelles un nombre non négligeable d’enfants présente une exposition supérieure aux valeurs toxicologiques de référence (arsenic inorganique, plomb, nickel, PCDD/F, PCB, mycotoxines T-2 & HT-2, acrylamide, déoxynivalénol et ses dérivés et furane)
  • pour 7 autres substances, notamment l’aluminium, le cobalt, le strontium, le méthylmercure, le sélénium, le cadmium et la génistéine (chez les consommateurs de soja), le risque ne peut être écarté.

=> soit 16 substances jugées préoccupantes

Pour les 9 substances précitées, l'Anses précise qu'il s'avère nécessaire de mettre en place ou de renforcer les mesures de gestion visant à limiter les niveaux d’exposition.

Pour les 7 autres, elle demande la réalisation d'études complémentaires.

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Outre le risque sanitaire, l'étude a aussi analysé la couverture des besoins en minéraux d’intérêt nutritionnel.

Au global les résultats sont satisfaisants sauf sur certains points dont notamment :

- carence en fer: (48% chez les 7-12 mois et 81% chez les 13-36 mois)

- carence en zinc pour 37% des enfants de 7 mois à 3 ans

- carence en calcium pour 14% des 13-36 mois.

- excés : de calcium pour les - de 6 mois (principalement lié à la consommation de lait demi-écrémé plus riche en calcium que les préparations infantiles) , de zinc sur tous les âges; manganèse, sélénium et cuivre chez les 1 à 3 ans.

Couverture des besoins en minéraux nutritionnels. Source : Anses

Couverture des besoins en minéraux nutritionnels. Source : Anses

LES RECOMMANDATIONS DE L'ANSES

Les recommandations générales

Ici les recommandations que l'on retrouve dans toutes les conclusions et dossiers de presse sur le sujet:

  • Ne commencer la diversification alimentaire qu’à partir de 6 mois.

Ce qu'on entend par là : Par défaut, le fait de diversifier l'enfant l'expose à d'autres sources de contaminants. L'Anses recommande de commencer idéalement la diversification aprés 6 mois mais surtout jamais avant 4 mois révolus.

  • Aprés 6 mois, varier le régime alimentaire et les approvisionnements

Ce qu'on entend par là : varier le type d'aliment consommés, les légumes, les viandes...et les lieux d'où proviennent ces aliments.

  • Pas de lait courant avant 1 an

Ce qu'on entend par là :Dans l'étude 14% des enfants de moins d'1 an consommaient du lait de vache. Or avant 1 an il est inadapté aux besoins nutritionnels de l'enfant.

Cette consommation exclusive de lait de vache à la place des préparations infantiles (1er âge, 2ème âge et laits de croissance) conduit à observer des niveaux d’exposition nettement plus élevés de certains contaminants chez les enfants concernés comparativement à ceux ne consommant que des préparations infantiles

Les recommandations plus spécifiques

Les rapports détaillés de l'étude sont plutôt assez fastidieux à lire mais ils regorgent d'informations bien plus approfondies. Alors comme c'est surtout ce que je cherchais, je vous en ai sorti une petite récap' des recommandations issues de cette étude.

Il en résulte :

  • consommation de poisson : 2 portions par semaine dont 1 à forte teneur en acides gras essentiels (saumon, sardine, maquereau, hareng, truite fumée). Varier les espèces de poissons et les lieux d'approvisionnement. Limiter la consommation de poissons prédateurs sauvages (lotte, baudroie,loup,bar, anguille, empereur, grenadier, flétan, brochet, dorade, raie, sabre, thon...)
  • les produits à base de chocolat sont les contributeurs majeurs à l'exposition au nickel chez les plus de 1 an. A limiter donc.
  • produits à base de soja : à limiter
  • eau des biberons : ne recourir à des eaux fortement minéralisées que sur avis médical et sur un temps limité (notamment pour la teneur en strontium)

Observations relatives aux contenants

  • BPA (bisphénol A = perturbateurs endocriniens) :teneurs les plus élevés dans les aliments courants conditionnés en conserve (ces aliments sont par conséquent les principaux contributeurs à l'exposition au BPA dans l'alimentation). Aussi, privilégiez les contenants en verre, sinon suivez le guide pour reconnaitre les conserves sans BPA par ICI
  • pour les phtalates (perturbateurs endocriniens) : bien que les teneurs soient faibles, ils sont quand même observés à des taux plus élevés pour les aliments BB conditionnées en coupelles ou en assiettes en plastique. Les contenants en verre sont de ce fait préférables. De même pour les céréales infantiles conditionnées en emballages individuels (dosettes ) plutôt que des emballages en carton.

POUR ALLER PLUS LOIN:

RETROUVER LES DOSSIERS COMPLETS DIRECTEMENT SUR LE SITE DE L'ANSES

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lina 05/10/2016 16:21

un sujet intéressant !